Le parcours d’Eric Ciotti

Né le 28 septembre 1965 à Nice, Eric Ciotti est un homme politique français. Marié, il est père de trois enfants, Bénédicte, Jeanne-Marie et Anne-Julie.

Diplômé de sciences économiques puis, en 1988, de l’Institut d’Etudes Politique de Paris, il exerce d’abord des fonctions de collaborateur parlementaire avant de rejoindre le cabinet de Jean-Claude Gaudin, président de la Région PACA (1995-1998). Conseiller au sein du Groupe RPR du Conseil Régional PACA (1998-2001), il devient directeur du cabinet de Christian Estrosi, président du Conseil général des Alpes-Maritimes (2003-2007) et, à partir de 2005, conseiller au sein de son cabinet comme Ministre délégué à l’Aménagement du territoire.

Il est élu pour la première fois, en 1989, conseiller municipal de Saint-Martin-Vésubie, la commune des Alpes-Maritimes où il a ses racines familiales. En juin 2007, sa carrière politique prend une dimension nationale lorsqu’il devient député de la 1ère circonscription des Alpes-Maritimes avec 60,62% des voix au second tour. Lors des élections municipales de mars 2008, il est élu 1er adjoint au maire de Nice Christian Estrosi et parallèlement, vice-président de la Communauté d’agglomération Nice Côte d’Azur (CANCA). Au mois de décembre de la même année, Eric Ciotti est élu conseiller général du canton de St-Martin-Vésubie avec 78,5 % des suffrages dès le premier tour de scrutin et, quelques jours plus tard, le 18 décembre 2008, porté à la présidence du Conseil général des Alpes- Maritimes par l’Assemblée départementale.

Lors des élections cantonales de mars 2011, il est réélu au premier tour dans le canton de Saint-Martin-Vésubie avec 76,84% des voix et reconduit une première fois, le 31 mars 2011, à la tête du Conseil général des Alpes-Maritimes avec 44 voix sur 52, soit six de plus qu’en 2008. Eric CIOTTI enregistre une nouvelle victoire dès le premier tour des élections départementales de mars 2015 et est réélu, le 2 avril 2015, président du Conseil départemental des Alpes-Maritimes par 50 conseillers sur 54.

Son deuxième mandat de député lui a été confié par les électeurs de la 1ère circonscription des Alpes-Maritimes où il se représente lors des législatives de juin 2012. Il y arrive nettement en tête au premier tour avec 43,89% des suffrages et affronte au second tour le socialiste Patrick Allemand qui a recueilli 28,68% des voix. Eric Ciotti remporte l’élection le 17 juin 2012 avec 60,73% des votes.

Eric Ciotti se distingue aussi par ses responsabilités au sein de sa famille politique de la droite républicaine. D’abord secrétaire national de l’UMP en charge des questions de sécurité, il devient l’un des neuf vice-présidents du Groupe UMP à l’Assemblée nationale, avant d’être désigné par Nicolas Sarkozy secrétaire général adjoint des Républicains en charge des fédérations le 4 décembre 2014. Il exerce, depuis le 22 septembre 2015, les fonctions de secrétaire départemental de la Fédération Les Républicains des Alpes-Maritimes, la 3ème de France.

Membre de la Commission des lois de l’Assemblée nationale, Eric Ciotti y mène un combat permanent pour la défense des valeurs républicaines comme en atteste son dernier bilan parlementaire pour l’année 2015 riche de 2324 amendements, 843 questions écrites, 1063 interventions en hémicycle, 21 propositions de loi déposées et 99 cosignées ainsi que de 7 rapports parlementaires.

Le 7 juin 2011, à la demande de Nicolas Sarkozy président de la République, Eric Ciotti rédige un rapport formulant des propositions pour renforcer l’efficacité de l’exécution des peines, dont plusieurs mesures seront reprises dans la loi de programmation sur l’exécution des peines votée la même année.

Au cours de cette période, Eric Ciotti est également l’auteur d’une proposition de loi pour lutter contre l’absentéisme scolaire, fruit d’une expérimentation réussie par le Conseil départemental des Alpes-Maritimes visant à étendre le mécanisme de suspension des prestations familiales en cas d’absentéisme fréquent non justifié d’un élève. Retenue par Nicolas Sarkozy et devenue loi le 29 septembre 2010, cette mesure a été abrogée par la nouvelle majorité socialiste deux ans plus tard, malgré son efficacité reconnue. Pour poursuivre dans cette voie de responsabilisation des parents, Eric Ciotti a déposé au mois de septembre 2015 une proposition de loi visant à instaurer une responsabilité pénale parentale sanctionnant plus fermement une carence manifeste de l’autorité parentale.

Toujours sous la présidence de Nicolas Sarkozy, le Parlement adopte le 15 décembre 2011 la seconde loi Ciotti instaurant un encadrement des mineurs délinquants au travers de la mise en place d’un “service citoyen” de 6 à 12 mois au sein d’établissements publics d’insertion de la Défense (EPIDE).

Depuis l’origine de son engagement, Eric Ciotti a fait de la sécurité des personnes et des biens un axe majeur de son action publique. Devant l’évidence de l’affaiblissement actuel du modèle républicain, il soutient que seul le retour de l’autorité républicaine peut permettre de restaurer la sécurité et la confiance de nos concitoyens, une autorité nécessaire à tous les niveaux de l’Etat, mais également de l’institution judiciaire, de l’école, des parents. Eric Ciotti développe cette démarche dans son activité parlementaire par de nombreuses initiatives :

  • septembre 2012, dépôt d’une proposition de loi visant à renforcer la protection pénale des forces de sécurité en alignant le déploiement de la force armée par les policiers sur le régime applicable aux gendarmes ;
  • mars 2013, dans l’objectif de renforcer le principe de laïcité, dépôt d’une proposition de loi donnant la possibilité aux entreprises privées d’inscrire dans leur règlement intérieur le principe de neutralité à l’égard de toutes les opinions et les croyances ;
  • octobre 2014, proposition d’extension aux sorties scolaires et aux parents accompagnateurs de la loi du 15 mars 2004 interdisant le port de signes religieux dans les écoles, collèges et lycées publics ;
  • janvier 2015, proposition d’élargissement de cette même loi aux établissements publics d’enseignement supérieur dérogeant jusqu’alors au principe de neutralité ;
  • mai 2015, Eric Ciotti co-signe avec quarante autres députés de sa famille politique une proposition de loi visant à instaurer une tenue uniforme dans les cycles primaires et secondaires.

Pour le député Ciotti, l’expression de l’autorité de la République passe aussi par une position claire et ferme de l’Etat sur la question de l’immigration et de ses systèmes de régulation. Il a ainsi émis des propositions pour établir des moyens de contrôle efficients, notamment en mettant fin à l’attractivité du modèle social français (dépôt le 17 septembre 2014 d’une proposition de loi visant à supprimer l’Aide Médicale d’Etat (AME)). Il propose également de réformer le droit du sol en le réservant aux enfants de parents issus de l’Union européenne, de conditionner la perception de prestations sociales par les étrangers à une durée minimale de 5 ans sur le territoire national ou encore de mettre en place une caution retour pour l’obtention d’un titre de séjour afin de garantir le retour du bénéficiaire.

Mobilisé depuis plusieurs années sur la lutte anti-terroriste et dans un contexte de menace élevée, comme l’ont dramatiquement confirmé les vagues d’attentats meurtriers qui ont touché Paris en janvier et novembre 2015, Eric Ciotti a présidé de décembre 2014 à juin 2015 la Commission d’enquête parlementaire sur la surveillance des filières et des individus djihadistes, dont il avait demandé la création en septembre 2014. Le rapport des auditions (ministres concernés, hauts responsables des services de sécurité et du renseignement intérieur et extérieur, de l’institution judiciaire, experts, religieux) et des déplacements conduits dans ce cadre a été remis à François Hollande le 18 juin 2015.

Parmi les 28 préconisations formulées à cette date, plusieurs mesures rendues impératives à la suite des attaques du 13 novembre 2015 et reprises par l’exécutif, notamment à travers l’instauration de l’état d’urgence : renforcement significatif et durable des effectifs des forces de sécurité, meilleure coordination des services concernés, intensification de la surveillance des sources de financement du terrorisme, établissement d’un fichier européen des passagers du transport aérien, création de centres de déradicalisation et de rétention, prévention et détection des départs pour le djihad de résidents français,…

Très actif dans le débat sur la révision constitutionnelle de février 2016 portant sur la prolongation de l’état d’urgence et la déchéance de nationalité des Français condamnés pour actes terroristes, Eric Ciotti est lauréat, le 3 février 2016, du Prix du Trombinoscope remis au Sénat au « Député de l’année 2015 ».