Lutter contre l’islamisme n’est pas une affaire de mots mais de force et de volonté

« Gouverner, c’est choisir », disait Pierre Mendès-France. Il faut croire que pour notre Président de la République, gouverner c’est jongler: avec les hommes, d’abord, qui changent au gré des polémiques et des affaires. Mais aussi avec les mots, qu’Emmanuel Macron aime manier tels les sophistes d’autrefois. Pour lui, le langage est performatif: il remplace l’action ! Or ce n’est pas parce qu’on varie son vocabulaire pour décrire le Mal que celui-ci disparaît comme par magie.

A Mulhouse, Emmanuel Macron s’est attaqué à ce qu’il appelle le « séparatisme », de la même manière qu’il avait ferraillé contre « l’hydre islamiste » après l’attentat à la Préfecture de Police de Paris, sur lequel nous voulons faire toute la lumière avec Florent Boudié, le rapporteur de la commission d’enquête parlementaire dont je suis le président.

Ce que je sais, c’est que mélanger les mots et multiplier les formules n’apporte aucune solution réelle. Ces expressions présidentielles n’ont pas plus d’effets qu’un coup de fouet qui claque dans l’air: le bruit fait office d’épilogue.

Depuis ces évènements sémantiques, quelque chose a-t-il changé pour la sécurité des Français ? Ces figures de style ont-elles facilité les expulsions des islamistes qui menacent notre pays? Ces tournures d’esprit ont-elles permis à nos services de reconquérir les 150 quartiers qui sont aux mains des islamistes selon la DSGI? Ces paroles ont-elles créé une rétention de sûreté garantissant que les 300 terroristes qui sortiront de prison d’ici 2022 soient toujours hors d’état de nuire? Bien sûr que non.

Et les quelques mesures promises par Emmanuel Macron n’y changeront rien, malheureusement. Trois ans d’attente pour si peu d’actions, alors même que l’urgence islamiste est cruciale et quotidienne: nous étions en droit d’attendre autre chose que le déni et l’esbroufe ! Comme député de la Nation, je veux servir l’intérêt général. C’est ce que j’ai fait en déposant des propositions de loi depuis des années à l’Assemblée nationale pour améliorer nos dispositifs de sécurité.

Seule la fermeté nous sortira de l’ornière et mettra un coup d’arrêt à l’expansion islamiste que nous subissons en France. Partout où prospère l’islamisme et le communautarisme, la République et la France reculent. Le peuple français en a assez d’attendre, tandis que notre beau et vieux pays, lui, se défait à vue d’oeil, menacé par une contre-culture qui conquiert des territoires contraint par les mots… ou par la force.

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