Pour l’honneur et la grandeur de la République la carrière du capitaine Dreyfus doit être pleinement reconstituée

Il y a 120 ans jour pour jour le capitaine Dreyfus était gracié par le Président de la République Émile Loubet. Cette décision fit l’honneur de la République et engagea le processus de réhabilitation d’Alfred Dreyfus qui fut réintégré dans l’Armée en 1906.
 
Mais 120 ans après cet acte républicain le chemin de sa réhabilitation n’est toujours pas achevé. Sa réintégration dans l’armée n’a jamais coïncidé avec la restitution complète de sa carrière, ce qui l’a empêché d’accéder aux grades d’officier général auxquels ce brillant militaire se destinait depuis l’École polytechnique et l’École de guerre.
 
La carrière d’un homme a été stoppée par l’antisémitisme et la haine. Quel destin l’attendait si son avenir ne lui avait pas été confisqué ? La République a aujourd’hui le devoir de concrétiser pleinement la réhabilitation du capitaine Dreyfus. Le véritable courage c’est celui de la vérité, nous devons avoir l’audace de regarder l’histoire en face et redonner au capitaine Dreyfus l’honneur et les année qui lui ont été arrachées.
 
Réhabiliter pleinement Alfred Dreyfus 120 ans après sa grâce présidentielle, c’est aussi réaffirmer la guerre totale que la République doit mener chaque jour face à l’antisémitisme. Son visage a changé mais sa présence et sa virulence restent intactes.
 
C’est aussi donner un exemple républicain à notre jeunesse, la fermeté d’âme, la droiture, le courage d’Alfred Dreyfus forcent l’admiration. Son exemple c’est celui d’un citoyen exemplaire qui, dans les plus terribles épreuves, a toujours agi en soldat fidèle à son pays et en ses valeurs. Un patriote qui aimait passionnément la France et qui n’a jamais douté d’elle.
 
Le capitaine Dreyfus a eu le courage d’aimer et de servir la France alors même qu’elle avait revêtu le visage de l’injustice. Il a su garder espoir et fidélité à une idée qui dépasse la haine des hommes, il a su garder vivante la République et a permis son sursaut alors qu’elle était menacée. Il a contribué à fortifier la République, les valeurs humanistes de respect et de tolérance. Des valeurs qui, aujourd’hui encore, constituent notre ciment.
 
C’est aujourd’hui à la République de lui rendre cette fidélité en lui restituant sa carrière complète. En lui rendant son honneur, la République se grandit et s’affirme à travers les siècles. La réhabilitation de Dreyfus, c’est la victoire de la République. C’est la victoire de l’unité de la France.
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