La fin de l’anonymat sur les réseaux sociaux : éradiquer la haine des réseaux sociaux et promouvoir la responsabilité garante de nos libertés

Avec l’essor exceptionnel d’Internet et des réseaux sociaux de nouveaux espaces de liberté, dématérialisés et sans barrières, ont révolutionné notre quotidien. 15 après la naissance de Facebook plus de 38 millions de Français utilisent les réseaux sociaux.

Face à cet essor fulgurant il est urgent de dresser un bilan des pratiques et de regarder la vérité en face : oui les réseaux sociaux encouragent ce qu’il y a de meilleur, mais aussi et malheureusement ce qu’il y a de pire chez nos concitoyens.

L’interaction sociale sans égale permise par les réseaux sociaux a favorisé l’émergence de magnifiques chaînes de solidarités, très récemment pour Notre-Dame ravagée par les flammes. Elle permet de partager la connaissance, de faire émerger des talents, elle favorise le débat ou la coopération.

Mais derrière ces plateformes qui ont servi de levier lors de soulèvements populaires, comme lors des Printemps Arabes, il y a aussi un déferlement de haine à visage masqué.

Dissimulé derrière un écran et sous pseudonyme, tout ce qui est interdit dans la rue et dans le monde physique devient possible sur les réseaux sociaux : insulte antisémite, harcèlement sexuel, remarques sexistes, homophobie…. Malgré l’action limitée des plateformes ces comportements sont légions encore aujourd’hui.

Comme homme politique engagé je reçois chaque semaine des menaces et messages d’insultes, évidemment à 90% sous pseudonymes. Ce n’est évidemment pas ma personne qui est en jeu dans ce débat, quand on s’engage dans le débat politique on s’expose et on sait à quoi s’attendre.

Je suis nettement plus préoccupé par le sort de milliers de jeunes français harcelés anonymement par des camarades de classe mal intentionnés, par celui des policiers dont les adresses sont dévoilées en ligne.

Je suis tout aussi inquiet pour les militants courageux comme Zineb El Rhazoui menacés de mort par des islamistes ou encore pour les Français de confession juive insultés et menacés par des agents de la haine.

Les récentes polémiques liées au réseau social Tik Tok, qui permettrait à des pédophiles d’espionner et de contacter anonymement de très jeunes adolescents, plaident elles aussi pour la fin de l’anonymat.

Il ne s’agit ici nullement d’interdire mais de responsabiliser les réseaux sociaux et leurs utilisateurs. Sans responsabilité il n’y a pas de liberté, c’est l’anarchie. Débattre sous sa véritable identité, ce n’est pas voir sa liberté amputée mais bien assumer sa responsabilité personnelle avec courage.

Comme l’a écrit Victor Hugo « Tout ce qui augmente la liberté augmente la responsabilité. »
Ce n’est pas la fin de l’anonymat qui menace notre liberté mais bien ceux qui insultent et menacent autrui de façon anonyme !

Les réseaux sociaux doivent devenir un espace de dialogue, de courage, de respect et de règles. Il en va de notre liberté.

Lien court : http://eciotti.fr/9rt

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