Remaniement : Emmanuel Macron seul face à son échec

16 mois après son élection le président de la République se retrouve déjà dos-au-mur, isolé, délaissé par ses conseillers historiques, Emmanuel Macron serait même au bord du « burn-out’ d’après certaines indiscrétions élyséennes.

Moins de 2 ans d’exercice du pouvoir et le gouvernement est devenu un bateau en perdition dans lequel plus personne n’ose monter.

La nomination de sa conseillère presse, Sibeth Ndiaye, comme porte-parole du gouvernement traduit cette bunkeriation autour des derniers grognards du président. Aujourd’hui ministre, cette communicante a par le passé participé à des opérations de fake-news dans l’affaire Benalla, elle a également déclaré « assumer mentir pour protéger le président » et traité la grande Simone Veil de « meuf » le jour de sa mort. Un tel personnage présage une suite de quinquennat des plus tumultueuses…

Quelles marges de manœuvres restent vraiment à ce président qui avait pourtant promis aux français une « Révolution » ? (Ambition démesurée et titre de son livre de campagne)

En 16 mois, il aura hissé la France au sommet des pays dont les impôts et les taxes sont les plus élevés, il aura fragilisé une croissance économique désormais 23ème de l’Union européenne, aggravé la dette et les déficits d’un État devenu obèse et incapable de réduire sa dépense publique.

Par sa brutalité et son mépris, aussi bien auprès des Français que des chefs d’État étrangers, le président de la République aura rendu impossible toute réforme structurelle et toute politique de puissance. Son incapacité à maintenir l’ordre républicain depuis 20 semaines discrédite quant à elle gravement son action et celle d’un ministre de l’Intérieur incapable d’habiter le costume de « premier flic de France ».

En définitive Jupiter n’aura été qu’un astre, un mirage que des personnalités politiques de tous bords ont suivi pour des postes, souvent au détriment de leurs convictions. Un nouveau monde qui place aujourd’hui la France dans une situation critique.

45 ans après le décès de Georges Pompidou les Français se souviennent d’une époque où la France était dirigée avec efficacité et fermeté par une famille gaulliste qui a toujours été au rendez-vous de l’histoire. Les Républicains fidèles à ce rendez-vous incarnent aujourd’hui la seule alternance à ceux qui refusent le duel Le Pen contre Macron, la seule échappatoire à ce face-à-face qui abîme la France.

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