Contre l’explosion des actes antisémites il faut passer des paroles aux actes et faire évoluer radicalement notre arsenal législatif vers un système réellement dissuasif

J’ai déposé une proposition de loi pour mieux lutter contre l’explosion de l’antisémitisme. En 2018, 541 faits antisémites ont été recensés par le ministère de l’Intérieur, soit une augmentation inquiétante de 74%. Cet antisémitisme qui se propage dans toute la société et qui est aujourd’hui nourri par l’islamisme a produit un malaise profond parmi les Français de confession juive, dont une partie décide malheureusement de quitter la France.

Dans certains départements comme la Seine-Saint-Denis, quasiment plus aucun enfant juif n’est scolarisé dans les écoles publiques sous la pression de ce communautarisme islamiste. Par ailleurs, 100 actes antimusulmans et 1063 actes antichrétiens ont également été comptabilisés. Il faut regarder la réalité en face et sans naïveté: ces chiffres font froid dans le dos et il faut dénoncer tous ces actes avec la même fermeté.

L’autorité doit revenir à la tête de l’Etat. Il faut mettre fin aux petits renoncements et aux lâchetés coupables qui ont conduit à ces phénomènes. Ainsi, cette explosion des actes antisémites et l’impunité qui règne sur les réseaux sociaux doivent cesser immédiatement. Au-delà des manifestations et des déclarations d’intention, il est temps de modifier radicalement notre arsenal législatif pour mieux lutter contre ces phénomènes qui gangrènent notre République.

C’est pourquoi j’ai décidé de déposer une proposition de loi pour mieux lutter contre ces phénomènes de haine intolérables. D’abord en s’inspirant du modèle allemand qui permet de bloquer ou de retirer « le contenu qui enfreint manifestement la loi » dans les 24 heures qui suivent leur notification. En cas de non-respect de cette obligation, le montant de la peine d’amende peut s’élever jusqu’à 50 millions d’euros pour les hébergeurs de contenus comme Facebook ou Twitter.

L’amende aujourd’hui prévue dans la législation française est de 375.000 euros : c’est insuffisant. Je propose de porter ces amendes à 37,5 millions d’euros, soit 100 fois plus, pour que celles-ci soient réellement dissuasives.

Deuxièmement, je propose qu’il soit rendu obligatoire de fournir une pièce d’identité ainsi qu’une déclaration de responsabilité afin d’ouvrir un compte sur les réseaux sociaux. L’objectif est double: celui qui publie un message sera non seulement identifiable immédiatement mais aussi responsable des contenus qu’il aura publiés.

Enfin troisièmement, je propose un durcissement du cadre législatif avec la création d’un délit de droit commun et une aggravation de la répression. Le racisme et l’antisémitisme ne sont pas des opinions mais bien des délits qu’il faut réprimer avec une extrême fermeté. Je propose d’insérer ces délits dans le code pénal et de punir ces faits de deux ans d’emprisonnement et de 70 000 € d’amende, contre un an d’emprisonnement et 45 000 euros d’amende actuellement.

La succession d’actes antisémites et le développement d’une parole raciste qui se libère dans notre pays imposent l’unité nationale et une nouvelle prise de conscience dans notre pays. Il y a urgence à mener ce combat ensemble afin de rester fidèles aux valeurs de la République.

Lien court : http://eciotti.fr/J94

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