La Nouvelle-Calédonie doit rester française, il en va de l’unité de notre pays et de sa souveraineté

Depuis dimanche dernier, j’accompagne Laurent Wauquiez en Nouvelle-Calédonie pour un voyage de cinq jours, quelques semaines avant le référendum sur l’appartenance de ce territoire français à la République française qui se tiendra le 4 novembre prochain.

Si nous passons plusieurs jours ici à la rencontre et à l’écoute de nos compatriotes calédoniens et des responsables politiques locaux, c’est pour comprendre la situation dans laquelle se trouve ce territoire de la République où Emmanuel Macron a tenu un discours dérangeant de neutralité sur l’échéance de novembre prochain. Cette neutralité est un message négatif à l’adresse de la Nouvelle-Calédonie, qui attend des solutions plutôt qu’un chef de l’Etat qui fuit ses responsabilités.

Je pense qu’à cette occasion Emmanuel Macron a commis une faute politique, je l’ai dit et écrit, et je persiste dans cette opinion. Le rôle d’un président de la République est de rassembler tous les Français, de Métropole ou d’Outre-mer, sans autre objectif que l’unité indispensable à la cohésion nationale. Lorsqu’un référendum sur l’appartenance ou non d’un territoire à la République doit avoir lieu, c’est la question de l’intégrité même de notre pays qui est en jeu. Qui imagine une telle neutralité du sommet de l’Etat si la question de l’indépendance d’une région métropolitaine venait à être posée ? La République est une et indivisible, les territoires qui la composent ne peuvent bénéficier d’un traitement et d’un intérêt différenciés.

Nous sommes sur place avec Laurent Wauquiez quand d’autres ne viennent pas. Nous sommes en Nouvelle-Calédonie quand d’autres gardent le silence, comme si certains ne prenaient pas conscience de l’enjeu essentiel de ce référendum. Héritière du Général de Gaulle, notre famille des Républicains ne peut pas voir se séparer une partie de notre territoire sans s’engager totalement dans ce débat. La souveraineté française est une question vitale pour notre pays.

Au-delà de cette souveraineté, c’est la situation même de la Nouvelle-Calédonie qui est en jeu. En Nouvelle-Calédonie beaucoup de choses positives ont été faites dans l’histoire, nous avons une histoire partagée, des ombres mais aussi des lumières, et c’est pourquoi il est important de rappeler notre attachement à ce territoire.

Tout ce que j’ai pu voir sur le terrain ces derniers jours traduit un affaiblissement de l’état dans ses fonctions régaliennes, à l’image de ce qui a lieu aussi sur le reste du territoire national. Il y a ici un problème majeur d’exécution des peines, dû au déficit carcéral criant et à l’absence de structures de placement de mineurs délinquants, alors que près de la moitié de la population a moins de trente ans.

Notre position sur le référendum est un non clair, net et définitif. Nous devons envoyer un message fort et sans ambiguïté. Le 4 novembre, la parole sera au peuple: il faut que sa voix soit entendue et que ce Gouvernement veille à ce que la situation ne soit plus la même après le référendum du 4 novembre.

Lien court : http://eciotti.fr/arC

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