Accord entre Uber et Ligne Azur : Eric Ciotti soutient les taxis azuréens et dénonce « une ubérisation sauvage » qui mine notre économie locale.

Déjà présent dans de nombreuses villes françaises, Uber a annoncé vouloir conquérir le littoral durant l’été en augmentant sa présence du 2 juillet au 31 août dans 14 stations balnéaires dont Nice, Juan-les-Pins mais encore Saint-Tropez ou Toulon.

En outre, la société américaine s’est alliée à la régie des transports de la ville de Nice à travers une offre de transport à la demande complémentaire du tramway visant à pallier à l’absence de certaines liaisons pour les bus qui ne desservent plus la ligne 1 du tram après 20 heures.

Je veux exprimer mon entier soutien aux taxis, une nouvelle fois victimes d’une concurrence déloyale, et en particulier aux taxis azuréens qui seront durement touchés durant la période estivale.

Alors que de nombreuses villes et pays d’Europe militent pour l’interdiction des services proposés par Uber, je suis profondément choqué par la décision de la régie Ligne Azur qui gère les transports de la métropole niçoise, de contribuer à cette ubérisation sauvage qui mine notre économie locale reposant principalement sur le tourisme. Je m’étonne d’ailleurs du choix de ce partenaire, même en période d’expérimentation, sans une véritable mise en concurrence qui aurait permis aux taxis de se mettre en situation d’y participer.

Enfin, je tiens à rappeler que, conformément à la décision de la Cour de Justice de l’Union Européenne du 20 décembre 2017, Uber relève du « domaine des transports »  et doit donc se plier aux mêmes règles que les taxis.

Je demande donc à la régie Ligne Azur et à la ville de Nice de revenir sur cette décision qui met directement en péril l’équilibre de notre économie.

Lien court : http://eciotti.fr/rlL
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