L’expulsion des étrangers présentant une menace terroriste est indispensable pour protéger les Français

L’expulsion des étrangers présentant une menace terroriste est indispensable pour protéger les Français

La gauche avait jadis cette phrase scandaleuse et symbole du renoncement politique: «Contre le chômage, on a tout essayé!». Aujourd’hui, le ministre de l’Intérieur Gérard Collomb et plus largement le Gouvernement d’Emmanuel Macron adoptent la même rengaine face aux enjeux de sécurité et de protection des Français.

Non, je ne pense pas que nous ayons tout essayé contre le terrorisme. Le dernier attentat islamiste de Trèbes et de Carcassonne, pour lequel nous avons honoré le comportement héroïque du colonel Arnaud Beltrame, vient nous rappeler à quel point la menace est toujours présente. Elle est même maximale!

Le Gouvernement persiste à exclure certaines propositions faites depuis longtemps par les Républicains et que je défends avec constance à l’Assemblée nationale. Notamment l’expulsion des individus étrangers faisant l’objet d’une fiche « S » et qui représentent une menace pour l’ordre public, ou encore l’expulsion des individus étrangers fichés pour radicalisation terroriste.

Le Gouvernement doit cesser d’être caricatural et accepter le débat de fond. Il y a une marge entre emprisonner tous les 26.000 fichés « S » et aucun. Lorsque Gérard Collomb dit qu’il est impossible d’emprisonner tous les fichés « S », c’est lui qui est dans la caricature et la surenchère et non Les Républicains, qui se contentent de faire des propositions pour améliorer la sécurité des Français, sans prétendre avoir trouvé la solution unique et parfaite aux multiples défis que nous posent l’islamisme, mais sans fatalisme non plus. Tout simplement avec détermination.

C’est avec la même détermination que j’ai réclamé ces propositions à 8 reprises depuis 2018, à l’occasion de 5 amendements et de 3 propositions de loi. Ainsi, lors de l’examen du projet de loi sécurité intérieure et lutte contre le terrorisme en septembre 2017, mais aussi lors de la prolongation de l’état d’urgence en novembre 2015, je demandais explicitement l’expulsion à l’encontre d’un étranger faisant l’objet d’une fiche « S ».

Le Gouvernement doit réarmer l’État face au terrorisme

Lors de la prolongation de l’état d’urgence en juillet 2017 et juillet 2016, je proposais le retrait des titres de séjour pour les personnes inscrites au FSPRT (fichier des signalements pour la prévention et la radicalisation à caractère terroriste). Avec Christian Jacob, président de notre groupe à l’Assemblée nationale, notre proposition de loi renforçant la lutte contre le terrorisme avait été rejetée : elle prévoyait l’expulsion à l’encontre d’un étranger faisant l’objet d’une fiche S.

Enfin, la Lopsij (loi d’orientation et de programmation pour la sécurité intérieure et de la justice) de mars 2017 et d’octobre 2017 prévoyait l’inscription d’un étranger dans la catégorie « S » du fichier des personnes recherchées et ouvrait alors la possibilité d’une expulsion administrative.

Nous avons trop attendu. Nous avons trop perdu de temps. Le Gouvernement doit réarmer l’État pour faire face à cette menace terroriste. Les Français ne comprendraient pas que l’on se prive de certains outils indispensables et efficaces, tout comme nous nous sommes privés des perquisitions administratives qui avaient lieu sous l’état d’urgence. Rejeter ainsi les propositions de l’opposition dont le seul objectif est de mieux protéger les Français est une erreur et une faute politique, à l’heure où le terrorisme menace nos concitoyens en attente de solutions concrètes et immédiates

Lien court : http://eciotti.fr/B4U
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