Jean d’Ormesson était un monument de la littérature qui incarnait l’élégance à la française

On finit par croire que certains hommes sont immortels. Membre de l’Académie française depuis 1973, Jean d’Ormesson incarnait à la fois l’élégance de l’homme de lettres et l’excellence de notre pays. Sa gaieté, son humour, sa culture et sa malice vont nous manquer.

Son talent littéraire était tel que son oeuvre était entrée, de son vivant, dans la Pléiade. C’était la démonstration qu’il était un formidable passeur, un ambassadeur pour la langue et l’esprit français.

Journaliste, chroniqueur, écrivain, philosophe… Jean d’Ormesson était aussi un personnage et une conscience politique. Engagé aux côtés de Valéry Giscard d’Estaing, puis proche de Jacques Chirac et de Nicolas Sarkozy, il était surtout un fidèle gaulliste et revendiquait sa filiation d’homme de droite.

Directeur général du Figaro entre 1974 et 1977, il a toujours continué à écrire de superbes chroniques empreintes d’une culture phénoménale.

En un mot, Jean d’Ormesson était un homme libre qui faisait ce qui l’amusait avec optimisme et une certaine joie de vivre. « Je dirai malgré tout que cette vie fut belle ». Son dernier livre résonne comme une épitaphe.

Les Français avaient la passion de cet homme. Avec lui, c’est une certaine idée de la France qui disparait.

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