« La vague de suicides chez nos forces de l’ordre est alarmante. Assez de paroles, des actes et des moyens! »

Les policiers mobilisés sur la place Massena à Nice la nuit du 19 octobre 2016

Depuis le début de l’année, 46 policiers et 16 gendarmes se sont donnés la mort. Pour trouver de solutions et entendre leur colère, le ministre de l’Intérieur Gérard Collomb a reçu les syndicats de policiers et de gendarmes ce vendredi, Place Beauvau. Évidemment, chaque situation est singulière mais cette recrudescence des suicides traduit évidemment un malaise profond chez ceux qui nous protègent.

 

Presque trois ans après les attentats de Charlie Hebdo et de l’Hyper-casher qui avaient suscité une vague de soutien sincère et sans précédente à nos policiers, l’émotion semble passée et l’opinion publique très éloignée de cette douleur. Je le regrette car les policiers sont pourtant les premiers défenseurs de notre sécurité.

 

Concrètement, les services de soutien psychologique sont indispensables et doivent être plus utilisées. Des mesures d’accompagnement personnel doivent être mises en place pour s’adapter au plus près des situations singulières.

 

Les Gouvernements successifs n’ont pas pris la mesure de la situation. Ce n’est pas l’arme des policiers qui est dangereuse mais bien l’environnement difficile dans lequel ils travaillent qui est en cause. Il faut d’urgence leur donner les moyens de travailler plus sereinement.

 

Depuis 50 ans, l’effort budgétaire pour la sécurité n’a cessé de reculer et représente à peine 0,86% du PIB. A force de laisser se paupériser les forces de l’ordre on affaiblit l’État et ceux qui le servent. J’appelle à une véritable révolution des moyens pour atteindre 1% du PIB.

Lien court : http://eciotti.fr/25G
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