La fin de l’état d’urgence est une erreur et affaiblit le degré de protection des Français

L’état d’urgence prendra fin ce mercredi à minuit et le projet de loi anti-terroriste signé lundi par Emmanuel Macron ne permettra pas d’assurer aussi efficacement la sécurité des Français, contrairement à ce qu’affirme le président de la République.

L’état d’urgence a démontré son efficacité et se priver de cet outil aujourd’hui est une erreur. Depuis le début de l’année 2017, 12 projets d’attentats ont été déjoués, preuve que la menace n’a jamais été aussi grande et qu’elle gagne même en intensité.

Emmanuel Macron choisit donc de baisser la garde et de mettre les Français en danger. La France reste aujourd’hui une cible privilégiée des attentats islamistes. Daesh a subi ces dernières semaines plusieurs défaites. Environ 700 ressortissants français sont partis faire le djihad et sont donc susceptibles de revenir en France. 18500 individus sont fichés dans le FSPRT (fichier des signalés pour la prévention et la radicalisation à caractère terroriste) contre 14 500 un an auparavant.

Dans un esprit d’unité nationale, j’ai voté toutes les lois anti-terroristes proposées par le Gouvernement car elles renforçaient notre protection face au terrorisme islamiste. Mais cette fois, notre arsenal est affaibli et la portée des outils contenus dans le projet de loi de Gérard Collomb est faible compte tenu du contexte. Le Gouvernement nous a laissé croire que les outils de l’état d’urgence seraient pérennisés dans le droit commun. C’est un mensonge.

Ainsi, l’assignation à résidence se transformera en assignation dans un périmètre au minimum égal à la commune.

Ensuite, l’efficacité des perquisitions administratives sera très largement entamée. Pourtant, plus de 4500 perquisitions administratives ont eu lieu depuis le début de l’état d’urgence et, à leur suite, 30 procédures judiciaires ont été ouvertes par la section anti-terroriste du parquet de Paris pour des chefs d’association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste.

Il faudra désormais obtenir le consentement de la personne pour les fouilles ou le port du bracelet électronique. Pire : il sera impossible de procéder à des visites sans la présence de l’intéressé. Le champ d’application des mesures prévues par la loi est trop faible.

Des solutions existent et, au nom des Républicains, nous les avons défendues avec notamment les députés Guillaume Larrivé et Olivier Marleix. La rétention administrative pour les individus qui constituent une menace terroriste et notamment l’expulsion des étrangers qui sont dans ce cas une réponse.

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