Pourquoi je soutiens Laurent Wauquiez à la présidence des Républicains

Il y a déjà plusieurs semaines, je me suis prononcé en faveur de Laurent Wauquiez pour qu’il prenne la tête de notre famille politique. J’ai voulu que ce soutien soit clair et qu’il advienne tôt, pour ne laisser aucun doute sur ma volonté et ma détermination.

Je pense que la droite doit enfin se définir par elle-même et non plus comme étant l’opposée de la gauche. Oui, la droite a des idées, elle a un logiciel de pensée, une idéologie et des solutions à apporter au pays. Si elle n’est pas parvenue à remporter les deux dernières élections présidentielles, ce n’est pas à mon sens à cause de ses valeurs, de ses idées ou de son positionnement (« trop à droite, pas assez à droite ») ; mais parce qu’elle n’était pas allée suffisamment loin sur certains sujets. Qu’elle en avait trop dit et pas assez fait. Cette opinion, je la partage avec Laurent Wauquiez.

Nos idées, elles, sont puissantes et efficaces. Elles puisent leurs racines idéologiques dans une famille de pensée qui est celle du gaullisme. Nous défendons la souveraineté de la France dans un monde où plusieurs puissances cohabitent. Nous portons haut la défense de son identité et de sa sécurité, alors que la mondialisation des échanges et l’immigration de masse la menacent. Enfin nous voulons renouer avec la prospérité économique grâce à un projet qui libère les énergies et donne du souffle à nos entreprises.

Nous défendons la souveraineté de la France dans un monde où plusieurs puissances cohabitent.

Notre famille politique est celle qui doit protéger les plus fragiles et réduire le chômage, en valorisant la valeur travail et le mérite, plutôt qu’en finançant à fonds perdus des allocations sociales qui sont dévoyées de leur vocation initiale. Et puis, une chose fondamentale que le politiquement correct veut nous empêcher de prononcer: nous considérons que la France doit rester la France, qu’elle doit continuer à exister pour ce qu’elle est. Ainsi, ce n’est certainement pas à la France de s’adapter à l’islam ni aux religions, mais bien l’inverse.

Une lucidité face au terrorisme islamiste

Ces valeurs fondamentales d’identité, d’autorité, de sécurité, de liberté, sont au cœur de la droite française. Les principes qui doivent nous guider sont clairs: lucidité et fermeté face aux menaces qui planent sur notre pays – et notamment le terrorisme et le fondamentalisme islamistes – mais aussi volonté ferme et revendiquée de redonner un souffle économique à notre tissu économique et industriel, à nos artisans, petits commerçants, assommés de charges et de normes en tous genres.

Je suis optimiste sur la reconstruction de notre parti autour de Laurent Wauquiez

Sur un plan plus politique, la victoire d’Emmanuel Macron est un mirage à bien des égards. Elle aurait pu laisser penser que le clivage droite / gauche n’existait plus, car quelques opportunistes avaient décidé de rejoindre le nouveau chef de l’État, non pas autour d’un corpus d’idées mais bien pour tenter de casser la droite, chose qu’ils n’ont pas réussi à faire. Au printemps on nous pensait morts: nous sommes bien vivants. Pour ma part je suis d’ailleurs optimiste sur la reconstruction de notre parti autour de Laurent Wauquiez, qui saura clarifier nos idées et insuffler une vraie dynamique.

En réalité, on remarque tous les jours un peu plus l’essoufflement du système Macron et de son Gouvernement hétéroclite. La plupart du temps, ce dernier improvise des décisions à court-terme sans en prévoir les conséquences (hausse de la CSG, diminution des crédits pour les militaires, les gendarmes et les policiers, comme je l’ai dénoncé dans Le Figaro…). Je ne pense pas que les valeurs de la droite soient au pouvoir aujourd’hui. Au contraire. Sur le plan économique, certaines réformes sont inspirées par notre programme – ou du moins nous pouvons en partager certaines ambitions – mais sur le plan du régalien, c’est l’ambiguïté la plus totale. Si peu est fait pour mieux protéger les Français. Sauf, c’est vrai, de la communication… De ce côté-là, on est servis.

La droite est de retour et elle relève la tête

Face à ce pouvoir qui se met en scène, la droite doit donc définir un nouveau projet collectif alternatif, construit autour de valeurs qui cimentent notre famille politique depuis de nombreuses années. Mais pour cela, il faut cesser d’utiliser les mots de nos adversaires et ne plus se laisser intimider. Oui, nous devons parler d’immigration, du drapeau, d’identité. Oui, nous devons parler de racines et nous adresser à cette « France périphérique » trop souvent oubliée et reconquérir les territoires perdus de la République.

Ces mots ne sont pas ceux du Front national, contrairement à ce que j’entends parfois. Arrêtons de parler du FN – avec lequel nous ne voulons évidemment aucune alliance – et proposons des solutions aux Français : c’est le meilleur moyen de le faire baisser.

Cette ambition, Laurent Wauquiez l’a résumée d’un mot lors de l’ascension du Mont-Mézenc, dans son fief de Haute-Loire, à laquelle j’ai participé il y a quelques semaines: « La droite est de retour ». Elle relève la tête. Elle n’a plus honte d’être ce qu’elle est et elle s’assume. Oui, j’adhère à cette ambition, et c’est la raison pour laquelle je soutiens pleinement Laurent Wauquiez pour la présidence des Républicains. À mon sens, il dispose des indispensables qualités pour devenir le chef de notre famille politique et son positionnement idéologique touche au cœur des militants de notre famille. Il est au point d’équilibre, aujourd’hui, de la droite française.

Laurent Wauquiez est attaché à notre culture

Sur les domaines régaliens qui me tiennent à cœur, il assume une fermeté qui se transformera en actes. Je le dis depuis des années et j’ai même écrit une proposition de loi constitutionnelle sur le sujet : il faut réarmer l’État. Renforcer nos forces de sécurité et leur donner enfin les moyens de restaurer l’autorité républicaine. Sur la justice, il faut enfin appliquer les peines de prison. Il faut expulser les délinquants étrangers et les imams qui prêchent la haine. Il faut lutter contre le communautarisme qui gangrène nos quartiers. Aujourd’hui, 230.000 titres de séjour légaux sont délivrés (chiffres de 2016). J’ose dire que c’est beaucoup trop.

À l’heure où Emmanuel Macron agit bien souvent loin des préoccupations réelles des Français, la droite doit assumer son enracinement. Là où « En marche » et la gauche considèrent que la France est finie, qu’elle doit s’englober dans un magma plus grand qu’elle pour survivre, la droite doit défendre les traditions et l’identité d’un pays qui demande à être respecté. Si je ne devais citer qu’une seule raison pour soutenir Laurent Wauquiez, ce serait celle-ci : il est ancré dans un territoire rural, il est attaché à notre culture et pense que celle-ci mérite d’être transmise aux générations suivantes. C’est, à mon sens, l’un des enjeux majeurs de la modernité: savoir conserver cette identité séculaire et notre mode de vie auquel des millions de citoyens français sont attachés.

Il y avait autrefois Charles Pasqua et Philippe Séguin dans le même parti. Pourquoi cela serait-il impossible aux Républicains ?

Ne nous y trompons pas. Les prétendues « différences » dans notre parti ne sont pas irréconciliables. Il y avait autrefois Charles Pasqua et Philippe Séguin dans le même parti : le RPR. Pourquoi cela serait-il impossible aux Républicains ? La droite n’a plus le choix. Elle a prouvé qu’elle pouvait gagner lorsqu’elle était rassemblée autour d’idées fortes, de valeurs et de solutions efficaces. C’est le défi qui nous attend dans les prochaines années. Il est exaltant. Personnellement, j’en prendrai toute ma part.

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