Tentative d’attentat sur les Champs-Elysées : Pour Eric Ciotti “ En matière de lutte contre le terrorisme, le principe de précaution doit prévaloir ”

Hier, sur les Champs-Elysées, nos forces de sécurité ont une nouvelle fois été la cible du terrorisme. Peu après 16 heures, un homme âgé de 31 ans, islamiste radicalisé, a foncé avec sa voiture, chargée d’une bonbonne de gaz et d’armes, sur un véhicule transportant des gendarmes mobiles.

Je veux remercier nos gendarmes qui, par leur sang-froid et leur professionnalisme, ont permis d’éviter une nouvelle tragédie.

Deux mois jour pour jour après l’attentat des Champs-Elysées qui a coûté la vie à Xavier Jugelé et près de deux semaines seulement après l’attaque djihadiste sur le parvis de la cathédrale Notre-Dame,  je veux  également rendre hommage à l’ensemble de nos forces de sécurité, en première ligne dans la guerre contre le terrorisme islamiste.

Au lendemain de cette nouvelle tentative d’attentat, nous apprenons que le terroriste, fiché S depuis 2015, disposait d’un permis de détention et de transport d’armes en tant que tireur sportif. Et ce n’est pas la première fois ! Déjà les terroristes de l’attentat du Bataclan s’étaient entraînés au tir de manière parfaitement légale.

Je veux dire mon étonnement face à cette aberration qui souligne une fois de plus que tout n’a pas été fait contre le terrorisme. Le dispositif actuel présente encore de nombreuses failles.

En effet, comment imaginer qu’un terroriste en puissance puisse avoir l’autorisation de s’entraîner régulièrement dans un stand ? Si dans le cas précis de la tentative d’attentat d’hier, l’autorisation de détention et de transports d’armes était antérieure à la délivrance de sa fiche S en 2015, en revanche l’individu était déjà signalé au moment du renouvellement de son autorisation en février dernier.

Le gouvernement doit d’urgence se saisir de cette question. A cet égard je serai particulièrement attentif aux mesures que contiendra le futur projet de loi antiterroriste.

Il ne faut plus seulement, comme ce fut trop souvent le cas jusque là, réagir aux événements. Il faut anticiper.   

Parmi les décisions que les gouvernements du quinquennat précédent ont toujours refusées, la tentative d’attentat d’hier montre l’urgence d’organiser enfin un dispositif de surveillance renforcée des fichés S. Ainsi que je l’ai prévu dans ma proposition de loi d’orientation et de programmation pour la sécurité intérieure et la justice, déposée le 20 février dernier, il est temps d’instituer une mesure d’assignation à résidence sous surveillance électronique ou de placement dans un centre fermé de rétention anti-terroriste, quand la dangerosité d’un individu est telle qu’il présente un danger pour la sécurité nationale.

En matière de lutte contre le terrorisme, le principe de précaution doit prévaloir !

Lien court : http://eciotti.fr/KhS
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