Merci François Bayrou!

Grâce au soutien qu’il vient d’apporter à Emmanuel Macron, François Bayrou a clarifié les choses dans cette présidentielle: depuis 2012, le président du Modem est à gauche. Et il le reste! Tant mieux… Il a été le porteur d’eau de François Hollande, le complice de l’escroquerie qui a débuté en 2012. Il demeure fidèle à cette ligne et soutient désormais le fils spirituel du président de la République. C’est logique!

La vérité, c’est que François Bayrou n’avait pas d’autre choix. Esseulé, isolé, abandonné par ses amis, il a vendu les quelques voix qu’il espérait obtenir en échange d’un accord électoral. Ce mariage de raison n’est pas là pour renouveler le paysage politique, contrairement à ce que Bayrou prétend: c’est une alliance digne de la IVe République. Des postes et des fauteuils de ministre contre un soutien public. Et surtout un groupe parlementaire… que Bayrou a lui-même détruit et trahi. En prenant la tête de l’UDF, il bénéficiait autrefois du soutien de plus d’une centaine de parlementaires. Il ne reste plus rien…

C’est une alliance digne de la IVe République!

Aujourd’hui, François Bayrou ne représente que lui-même: qui fera croire que son soutien peut donc profiter à Emmanuel Macron? Lui, candidat du renouveau, qui a hésité à présenter pour la quatrième fois sa candidature? Il n’a jamais gagné: comment pourrait-il aider un autre à le faire?

L’alliance de deux girouettes n’a jamais donné la bonne direction!

Les médias, qui ont longtemps encensé Emmanuel Macron avant de sentir le vent tourner depuis ses déclarations scandaleuses et infamantes sur la colonisation, font mine de présenter cet accord politicien comme une « recomposition » du paysage politique. C’est tout au plus une recomposition des ego qui n’apporte rien aux Français, sinon un peu plus de confusion, car l’alliance de deux girouettes n’a jamais donné la bonne direction! Rompu à l’exercice des campagnes électorales, François Bayrou a joué en réalité sa dernière carte. Et fidèle à son habitude, il se présente en moralisateur et en arbitre de la vie politique française. Mais plus personne ne le croit.

Plus personne ne le croit car en passant cet accord, Bayrou s’est surtout trahi lui-même. Sur BFM TV en septembre dernier, il étrillait littéralement son nouveau champion: « Derrière Emmanuel Macron il y a des grands intérêts financiers incompatibles avec l’impartialité exigée par la fonction politique (…) Ça ne marchera pas, parce que les Français vont voir ce que cette démarche signifie, ce qu’il y a derrière tout ça, derrière cet hologramme« . Une autre? En juillet 2016: « Emmanuel Macron est sympathique, intelligent mais il n’a pas d’épaisseur« .

Récemment, le président du Modem suggérait dans son livre que l’élection présidentielle ne se gagnait pas vraiment sur un programme: pour une fois il était d’accord avec son nouvel ami, qui jurait dans le JDD que la politique était d’abord « un style« , avant d’être des idées. Soyons clairs: je pense tout à fait l’inverse.

L’autorité de François Fillon

Deux hypothèses: soit François Bayrou a soudain découvert qu’il avait tort de voir en Macron le candidat des « forces de l’argent« . Soit il s’est renié pour continuer à exister. C’est peut être la pire des deux hypothèses. Ceux qui voyaient en François Bayrou un homme honnête fidèle à ses idées découvrent désormais le vrai visage du personnage: calculateur et capable de toutes les trahisons. Et dans ce domaine, on peut dire qu’il est un expert.

François Bayrou et Emmanuel Macron sont en réalité les deux faces d’une même compromission. C’est un duo aux allures de roue de secours pour un système qui sombre. Car Emmanuel Macron et François Bayrou sont les détaillants d’un même grossiste: François Hollande! Désormais alliés, les deux nouveaux amis sont les dépositaires d’un bilan catastrophique. 6 millions de chômeurs, 9 millions de pauvres, une dette abyssale et une croissance à bout de souffle.

Plus que jamais, les Français sont face à un choix déterminant: d’un côté le bilan d’un quinquennat désastreux, l’absence de convictions fortes, les petites négociations d’appareils… De l’autre côté l’autorité restaurée d’un État républicain que la gauche a abandonné, la rupture avec des années d’immobilisme. En bref le choix d’un candidat fort qui est François Fillon.

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