Renseignement pénitentiaire : Pour Eric Ciotti « La persévérance vient à bout de toutes les idéologies »

Un surveillant pénitentiaire à la maison d'arrêt de Nice
Un surveillant pénitentiaire à la maison d'arrêt de Nice

Ce 1er février 2017 marque l’entrée en vigueur du Bureau central du renseignement pénitentiaire, autorisant désormais les agents du renseignement pénitentiaire à pouvoir recourir aux techniques de renseignement autorisées aux services du premier cercle. Elles permettent notamment le recueil des données de connexion en temps réel, l’interception des correspondances par IMSI catchers ou la sonorisation des cellules.

Je me félicite de cette création, fruit d’un combat acharné que j’ai mené à l’Assemblée nationale. En effet, cette mesure pour laquelle je me suis beaucoup battu dès 2012 avait été sacrifiée sur l’autel de l’idéologie par Christiane Taubira lors de l’examen de la loi sur le renseignement en juin 2015, avant d’être finalement adoptée dans le cadre de la réforme de la procédure pénale au mois de mai 2016.

Si je salue la prise de conscience salutaire de Jean-Jacques Urvoas, je regrette cependant le temps perdu par le Gouvernement depuis les attentats de Paris en janvier 2015. Il était temps que l’exécutif reconnaisse enfin le rôle essentiel du renseignement pénitentiaire dans la détection de la radicalisation et la prévention de la menace terroriste.

Preuve irréfutable que la persévérance vient à bout de toutes les idéologies, l’entrée en vigueur du BCRP n’en constitue pas moins le début d’un chantier de longue haleine qui devra être poursuivi et amplifié.

Lien court : http://eciotti.fr/wLx
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