Plan de lutte contre la surpopulation carcérale présenté par Jean-Jacques Urvoas : Eric Ciotti voit dans cette annonce « un aveu d’échec » et « déplore le temps perdu par pure idéologie et un antisarkozysme primaire »

Un surveillant pénitentiaire à la maison d'arrêt de Nice
Un surveillant pénitentiaire à la maison d'arrêt de Nice

Le ministre de la Justice a dévoilé ce mardi 20 septembre son plan de lutte contre la surpopulation carcérale reposant sur la création de 10.000 à 16.000 nouvelles cellules.

Il le fait après 4 années d’une politique pénale et pénitentiaire irresponsable engagée par une Christiane Taubira prisonnière des vieilles lubies soixante-huitardes. Pendant 4 ans, la majorité de gauche a considéré la sanction comme dangereuse par nature.

Alors que François Hollande a mis fin, par pure idéologie et un antisarkozysme primaire, au projet de construction de 24.000 places supplémentaires voté sous la présidence de Nicolas Sarkozy, comme le préconisait mon rapport sur l’exécution des peines, l’annonce de Jean- Jacques Urvoas apparaît comme le revirement désespéré d’un Gouvernement en déroute.

Si la lucidité tardive affichée par le ministre de la Justice, dont l’annonce résonne comme un nouvel aveu d’échec du quinquennat de François Hollande, est salutaire, je déplore le temps perdu qui, alors que le plan prévu par la précédente majorité aurait permis de porter à 80.000 le nombre de places de prison, nous a conduit jusqu’à cette catastrophe carcérale, fragilisant notre République par l’affaiblissement de son système judiciaire.

À 8 mois de l’élection présidentielle, cette annonce n’est rien d’autre qu’un chèque en blanc tiré sur l’avenir qui reportera le poids de l’irresponsabilité de la majorité actuelle sur la prochaine législature.

Lien court : http://eciotti.fr/r8v
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