Interpellation d’un groupe d’une centaine de migrants à la frontière franco-italienne : Eric Ciotti dénonce la passivité de l’Union européenne et la complicité de la France

Dans la nuit de dimanche à lundi, les forces de l’ordre ont procédé, en gare de Menton-Garavan dans les Alpes-Maritimes, à l’interpellation d’un groupe d’une centaine de migrants dans un train en provenance de Vintimille en Italie.

C’est la première fois qu’une interpellation d’un groupe aussi nombreux est effectuée à la frontière franco-italienne. Alors que cette interpellation signe le franchissement d’un nouveau cap, je dénonce la passivité de l’Union européenne et la complicité de la France.

Passivité de l’Union européenne, dont les mesures concrètes de lutte contre les filières de passeurs et de traitement des migrants, parvenus à entrer sur le territoire européen, se font toujours attendre malgré la crise migratoire sans précédent.

Complicité de la France qui, en juillet dernier, acceptait la politique des quotas proposée par l’Union européenne alors que François Hollande et Manuel Valls avaient pris l’engagement inverse, envoyant ainsi un dangereux et irresponsable message fondé sur une fausse générosité.

J’appelle aujourd’hui le Gouvernement à rompre avec le traitement idéologique qui est fait de cette crise et à défendre auprès de l’Union européenne une politique de fermeté, seule à pouvoir mettre un terme à cette situation. L’Union européenne doit engager sans plus attendre des opérations militaires visant à détruire les filières de passeurs à la source et créer des centres de rétention pour migrants dans les pays d’entrée en Europe.

Lien court : http://eciotti.fr/6xySb
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